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Operations 29th
Infantry Division - Group Critique Notes.
Prepared by
Lt. Col. S.L.A. Marshall (War Department, G.S.)
Le Jour J de la Compagnie K, 3ème Bataillon, 116ème Régiment, 29ème Division sur Omaha Beach
La compagnie arriva en tant que
compagnie de réserve du bataillon. Le chargement des péniches fut donc
différent des vagues d’assaut. Deux péniches furent chargées comme des péniches
d’assaut afin de prévenir à toute situation d’urgence. Les quatre autres furent
chargées comme des transports de troupes. Les péniches furent si remplies que
les hommes ne purent s’asseoir.
A 450 mètres de la plage,
les péniches reçurent des tirs d’artillerie et à une centaine de mètres, des
tirs d’armes légères. Il n’y eut, malgré tout, aucune perte sur l’eau, excepté
le Lieutenant Ray G. Hellikson qui fut accidentellement blessé par une
baïonnette dans une péniche surchargée. Et malgré cela, il resta avec son
unité.
L’arrivée de la compagnie était
prévue à H+50 et elle arriva 10 minutes plus tôt. Le personnel naval sembla
très expérimenté et plutôt déterminé à faire débarquer les hommes le plus « au
sec » possible. Seule la 3ème section fut « mouillée » car la
péniche toucha un banc de sable à une certaine de mètres de la plage, dans une
eau plus haute que la tête. Le premier homme qui sauta dans l’eau, disparut
puis revint à la surface après avoir ôté son équipement. Les autres hommes
abandonnèrent leur équipement dans la péniche, puis sautèrent à l’eau par la
rampe ou les cotés. Ils commencèrent à nager jusqu’à la plage. Des tirs d’armes
légères furent tirés de la plage mais aucun homme des différentes sections ne fut
apparemment blessé pendant la traversé jusqu’au mur de front de mer.
Les sections furent débarquées
très près les unes des autres sur une partie de la plage où il n’y avait personne.
Le mur de front de mer était très bas et les tirs d’armes légères étaient
continus. Les hommes ne souhaitèrent pas progresser sur les flancs pour
contacter les autres sections. Les sections avaient reçu l’ordre de rejoindre
le secteur de rassemblement du bataillon, en conservant l’ordre des sections dans
les péniches, au lieu de se réorganiser en une compagnie. Une telle
organisation aurait pu être réalisée à ce moment, mais le temps que les hommes
atteignent le mur de front de mer, d’autres troupes débarquèrent et remplirent
le secteur. Avant que les unités sortent de la plage, il fut difficile, voire
impossible de s’organiser. Deux hommes furent tués et deux autres blessés
derrière le mur de front de mer.
Une heure et demie après que les
hommes eurent atteint le mur de front de mer, les sections commencèrent à
progresser (09h00). Chaque section fit son propre passage dans les barbelés
au-dessus du mur de front de mer et avança de son propre chef. Le barbelé qui
était complété par des mines, constituait un obstacle d’environ 3 mètres. Au-delà de cette
zone, il y avait des dunes de sable qui constituait une bonne protection pour
la progression des hommes. Les sections n’eurent aucun contact durant cette
avancée. Sur environ 90
mètres, au pied de la colline, il y avait un « marais ».
Quelques hommes furent blessés dans le « marais » par une
mitrailleuse.
La colline était assez raide à
cet endroit et il y avait de nombreuses mines antipersonnel. Les « sections
des péniches » se réunirent en colonne. Durant la montée, ils avançaient
si près les uns des autres que certains repères furent faits pour que les
hommes sachent où marcher. Les péniches lance-roquettes furent d’une grande
aide sur cette partie de la colline, ayant explosé de nombreuses mines et
barbelés, ayant labouré l’herbe, permettant ainsi de voir d’autres mines.
Durant la montée, environ 15 hommes furent tués et blessés par des tirs de
mitrailleuse et des explosions de mines.
Il était environ 12h30-13h00
quand la crête de la colline fut atteinte. D’autres unités commencèrent à
suivre la compagnie K jusqu’à la colline et les « sections des
péniches » de la compagnie restèrent ensemble. La progression de toutes
les unités continua sur environ 250 mètres après la crête de la colline, puis
elle fut stoppée net par les tirs d’artillerie et d’armes légères. Le
commandant du 3ème Bataillon et son équipe furent repérés. Les hommes stoppèrent
pendant longtemps. A 14h00, le commandant du 3ème Bataillon rejoignit un groupe
d’hommes et leur donna l’ordre d’avancer obliquement vers la droite, à travers
un champ de blé. Les seconde et cinquième sections exécutèrent cet ordre. Dans
le champ de blé, les groupes se heurtèrent à un sniper et à des tirs de
mitrailleuse, mais ils continuèrent jusqu'à la route de Vierville et tournèrent
à droite. Ils virent alors un allemand et le tuèrent. L’allemand était en train
de courir le long de la route avec une couverture sur l’épaule. Les hommes étaient
impressionnés puisqu’il s’agissait du premier allemand qu’ils voyaient. Tous
les hommes portèrent un coup de pied dans le corps. Juste après, ils virent un
détachement d’hommes d’une autre compagnie qui avançaient pour récupérer un
groupe d’allemand qui s’étaient rendus. Les allemands utilisèrent le vieux truc
de se jeter à terre à un moment donné, permettant un tir de mitrailleuse qui
tua les trois américains. Les hommes qui observèrent cela, reconnurent qu’il
leur avait été dit de ne jamais avancer vers des prisonniers. A environ 16h00,
ces hommes de la compagnie K rencontrèrent quelques hommes de la 2ème et 5ème
section du Bataillon de Rangers. Leur officier leur demanda s’ils voulaient
rejoindre les rangers. L’officier de la compagnie K répondit qu’ils allaient
les suive et les appuyer jusqu’à Vierville. A Vierville, ils furent l’objet de
tirs de sniper venant de la gauche de la ville; les hommes avancèrent à travers
la ville et tournèrent à gauche, suivant une route juste à l’ouest de
Vierville. Ils y rencontrèrent le commandant du régiment et son Quartier Général.
Il avait perdu la majorité de son détachement de protection et leur donna donc
l’ordre de former son nouveau détachement de protection. Le Quartier Général
descendit la route jusqu'au château et installa un Poste de Commandement pour
la nuit.
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